Yassine Mekhnache

Yassine Mekhnache

Un univers iconique

Yassine Mekhnache, dit Yaze, est un artiste peintre Français.

C’est à Lyon qu'il fait ses débuts, en commençant par le street art via des tags et autres dessins réalisés en extérieur.

Après s’être installé dans son premier atelier et avoir commencé à peindre ses premiers tableaux, il n'a plus ressenti le besoin de continuer les tags. Les graffitis réalisés dans la rue était un moyen pour lui de s'exprimer et il a retrouvé cette sensation de liberté dans la réalisation de toiles également.

Il a néanmoins conservé certains attraits du street art, notamment le format du graffiti en travaillant sur des toiles grand format.

En amont de son travail de peinture, il réalise tout un travail de broderie. Un mélange de broderies traditionnelles marocaines et Indiennes, qu'il intègre à ses tableaux. Ces broderies proviennent des plus beaux ateliers d’Inde, à Pondichéry, qui fournissent les grandes marques de luxe comme Chanel. Il peint ensuite sur les toiles brodées.

Durant plusieurs années, il a travaillé sur une série de tableaux intitulée Conference of the birds, en référence au poème du philosophe et poète Farid  Attar. La galerie qui le représente raconte le cheminement de ce travail exceptionnel.

"En effet depuis 2007, YAZE exprime le lien entre tradition et modernité à travers son travail sur les toiles de coton tissées traditionnellement par les brodeuses de Tamesloht au Maroc. Par ce mariage contrasté entre la finesse des broderies et l'énergie de son oeuvre, Yaze nous transporte dans un univers pictural vibrant, où l’horizon s’étire vers l’Orient et plus particulièrement vers Pondichery en Inde.
Les impacts graphiques et dessins figuratifs fusionnent, les broderies traditionnelles marocaines se fondent dans la délicatesse des perles et soieries indienne donnant naissance aux oiseaux, nous invitant à un voyage mystique dans l’imaginaire de l’artiste.

Il y a dix ans, Yassine Mekhnache croisait la voie ouverte au XIIème siècle par le poète Farid Attar, empruntée par des générations d’Hommes préoccupés d'accomplissement de soi ; une voie vers le divin intérieur, surpris dans le regard de l’autre ; une voie d’altruisme et d’amour.
Véritable fresque en devenir, la recherche picturale de Yassine Mekhnache autour du Langage des oiseaux d’Attar, prolonge l’écriture du poète en éprouvant, par des moyens qui lui sont propres. Le langage des oiseaux, c’est celui de l’âme qui, adossé à l’autre que soi, s’y additionne pour former la somme divine.
Ce lien d’amour entre les Hommes comme fil rouge vers l’unité divine, se résume en deux syballes, Si-Morgh, qui signifient, en langue perse, trente oiseaux ; une subtilité linguistique, qui consiste à faire sauter le trait d’union, transforme les trente oiseaux en une créature fabuleuse, Simorgh, roi des oiseaux et allégorie de l’abstraction divine.

La vision du projet se construit sur cette intuition d’unité matricielle tissée à partir d’humanité multiple : une composition de trente toiles monumentales, dont chacune exprime en puissance le discours de l’ensemble dont elles sont partie.
Sur trente ans de poursuite effrénée vers un visage fantomatique et multiforme, autour duquel la démarche de l’artiste s’est construite, les dix dernières furent accompagnées de près par le récit d’Attar, si près que l'ascendance du poète sur le peintre donna la mesure du temps, des espaces et des moyens d'expressions à emprunter pour en redéfinir la portée : l'empreinte définitive des voyages en Inde, opérés à de telles fréquences qu’allers et retours se sont interférés au point de se confondre ; l’abandon des pinceaux au profit des encres, pour ouvrir puis fermer les interprétations brodées par autrui de ses propres matrices, dont fils et aiguilles percent puis cicatrisent nervures et zones d’ombres, de l’autre côté du monde."

Source David Bloch Gallery

L'artiste refuse de donner une structure dans ses toiles, l'important pour lui est que les personnes qui regardent ses peintures puissent s'approprier leur interprétation. Chacun peut y voir ce qu’il ressent.